Allocution (17-09-2011) | 2ème Biennale Blanche à Paris – Franck Abed

blanche

Bonjour,

Avant de commencer mon court exposé, il convient de remercier chaleureusement la personne qui a permis la réalisation de cette deuxième Biennale Blanche. Il s’agit de Monsieur Texier. Sans lui nous ne serions pas là aujourd’hui à échanger, à nous connaître, à bâtir des projets de reconquête religieuse, politique et culturelle. Merci beaucoup du fond du cœur cher ami. J’en profite également pour saluer tous les exposants, les personnes déjà présentes et celles qui nous rejoindront au cours de cette belle journée.

L’Histoire est le théâtre de l’imprévu. Le passé très lointain ou récent nous le démontre, le quotidien nous le confirme encore et toujours. Certains nous expliquent que la République est intouchable, indémontable, indéboulonnable et que sais-je encore. Les mêmes beaux esprits croyaient que DSK était intouchable ; et pourtant qui ne l’a pas vu menotté, avec son air pitoyable, son visage défait ! L’un des princes de ce monde était précipité au sol, reléguant dans les égouts de l’histoire son destin présidentiel. Pourtant il était intouchable. Jacques Chirac, l’ancien président de la République dite « française », l’homme de l’appel de Cochin, du bruit et des odeurs, du compte bancaire secret au Japon, était dans sa toute puissance, se croyant audessus des lois. Aujourd’hui il se retrouve sur la sellette, tel un petit escroc du Sentier, obligé de passer pour un débile léger pour esquiver un procès humiliant. Et pourtant on disait qu’il était intouchable. Aujourd’hui la République est à bout de souffle et l’on dit aussi qu’elle est intouchable et pourtant je vous l’annonce, la république touche à sa fin, chaque jour elle montre son incompétence à gérer les problèmes qu’elle a elle-même créés.

Nous royalistes savons parfaitement que les bouleversements inattendus jalonnent continuellement l’histoire. Le 5 mai 1789, lors de l’ouverture des Etats Généraux en France il n’y avait même pas cinq républicains. Et pourtant quatre ans plus tard, le 21 janvier 1793 les révolutionnaires couperont la tête du Roi. Et après avoir décapité Louis XVI, 11 ans plus tard, le 2 décembre 1804 la France couronnera un Empereur. Et 11 ans après ce couronnement (1814/1815) le Roi de France revenait à Paris. Les révolutionnaires avaient pourtant affirmé que la royauté ne se relèverait jamais. Il faut donc faire attention à ce genre d’annonces et de prévisions. . .

La royauté est dans le cœur de tous les Français, au plus profond de notre âme. La royauté en France reviendra car elle est consubstantielle à notre pays. La France est née du baptême de Clovis, il est important de le rappeler. La royauté imprègne notre pays, tout comme la religion catholique. Tous les royalistes, tous autant que nous sommes, devraient se reconnaître dans le mot de providentialiste, cher à Alan Texier. Providentialiste car nous devons remettre notre vie et le combat pour la France entre les mains de Dieu, de la Divine Providence. Cela ne signifie pas inaction et masturbation intellectuelle (pardon Mesdemoiselles et Mesdames pour ce terme). Nous devons nous souvenir de la phrase sublime de Jeanne d’Arc : « Que les gens d’armes combattent, et Dieu donnera la victoire » Nous ne pouvons sous-estimer aujourd’hui la dimension catholique du combat politique. Le baptême de Clovis est un évènement fondateur très important, qui aujourd’hui est totalement absent des livres d’histoire. On parle de Mahomet, du Mali, du Japon dans les livres d’histoire de 5ème, mais plus de l’histoire de notre pays. Nous, royalistes, avons donc la nécessité de rappeler cette histoire et la mémoire des grands héros. Nul besoin de se chercher des héros au-delà du Rhin, des Pyrénées ou des Alpes avec Hitler, Franco ou même Mussolini. Notre histoire est riche de grands hommes : Clovis, Hugues Capet, Saint Louis, Louis XIV et bien évidemment le roi martyr, Louis XVI.

Pour combattre en politique, il faut déjà savoir pourquoi l’on combat. A titre personnel je me bats pour restaurer une royauté catholique de droit Divin. Le franc maçon Clemenceau disait : « La révolution est un bloc » Il disait juste, en ce sens que nous devons combattre la révolution d’un bloc. La Révolution promeut le système républicain, démocrate et laïque. Je combats vigoureusement les trois. J’insiste là-dessus : la France ne peut pas s’accommoder de la République, pour la simple et bonne raison que la République c’est le parti de l’étranger. L’histoire nous enseigne une leçon, une seule leçon, c’est que les leçons de l’histoire ne sont jamais retenues et apprises. Alors j’espère que nous royalistes nous ferons mentir cette maxime et que nous ne commettrons pas les erreurs de nos aînés. Il est temps d’arrêter toutes les compromissions, il est temps d’arrêter tous les compromis. Il est également temps d’arrêter l’Union Sacrée qui se réalise toujours au détriment des catholiques et des royalistes, pour la plus grande gloire de la République. Aujourd’hui certains, toujours dans cette optique de compromis nationaliste et d’Union Sacrée, voudraient nous voir endosser le rôle de supplétifs ; à savoir combattre tous contre l’islam pour défendre la République. Justement en pointant du doigt l’islam, ceux-là mêmes oublient de mentionner ceux dont nous ne pouvons par parler. Ceci étant dit, il faut rappeler que la France est un pays surnaturel, à vocation surnaturelle. Le Bienheureux Jean-Paul II au début des années 80 nous disait : « France, fille aînée de l’Eglise, qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? » Aujourd’hui on nous sert la théorie du genre, les hommes sont des femmes, les femmes sont des hommes. Hier c’était l’avortement, la légalisation des unions des personnes de même sexe. Demain l’euthanasie, la pédophilie et la zoophilie. Nous ne pouvons pas redresser l’ordre politique en France sans que l’ordre moral ne soit rétablit. Et il n’y a de bonne morale que dans la religion catholique. N’oublions jamais que le roi de France est très chrétien et si nous avons autant confiance en Dieu que Jeanne avait confiance, il ne fait aucun doute que nous gagnerons.

Monsieur Texier merci. Vive le Roi ! Merci de m’avoir écouté.

Franck ABED

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