L’évêque Nourrichard cherche (encore) des crosses à l’abbé Michel !

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L’évêque Nourrichard cherche (encore) des crosses à l’abbé Michel !

Ce qu’il y a de bien avec la haine et la bêtise, c’est qu’elles sont sans fin !

Cela permet à des gens de médiocre talent de s’illustrer longtemps aux dépends de gens de qualité dont le rayonnement rejailli sur eux à l’occasion des méfaits médiatisés dont ils se rendent coupables…

Cela n’épargne pas hélas les membres du clergé. En ces temps dits « troublés » l’exemple vient d’ailleurs d’en haut, au point qu’on finisse par se demander si la qualité d’un prélat aujourd’hui ne se mesure pas d’abord à l’exécration que lui vaut le locataire de la maison Sainte Marthe… Dans ce contexte Fabrice Nourrichard, l’épiscope qui sévit toujours à Evreux, est l’exemple emblématique !

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Successeur de Mgr David qui avait lui-même hérité le diocèse de Mgr Gaillot, Fabrice Nourrichard, dès sa nomination a entrepris de continuer à remettre de l’ordre dans le diocèse dans la droite ligne des préceptes de son prédécesseur.

On notera au passage que ce personnage n’a jamais été curé de paroisse et n’a jamais été pasteur d’âmes : toute sa carrière pré-épiscopale a été administrative, et toujours dans le diocèse de Rouen ! (Un cursus qui ne permettrait certainement plus une telle nomination aujourd’hui !)

Son seul mot d’ordre : éradiquer la tradition catholique du diocèse et bloquer partout toute tentative d’instauration du motu proprio.Une politique déjà mise en œuvre par Mgr David qui remporta un premier succès de taille en liquidant la célèbre communauté du Chamblac (patrie de Lavarende). Un succès facilité il est vrai par la disparition brutale, dans un accident de voiture, de son curé, aussi charismatique que furieusement anti-conciliaire : l’abbé Montgommery, ancien anglican converti, qui avait appris où menaient les compromissions liturgiques du relativisme œcuménique….

Après une brève période conflictuelle de desserte assurée par la FSSPX, Mgr David – avec le soutien indéfectible de madame de Lavarende, propriétaire du château jouxtant l’église, progressiste acharnée qui rongeait son frein depuis des lustres – parvint à faire fermer l’église définitivement…

Une satisfaction comme une autre pour un évêque d’aujourd’hui !

Le monde de la tradition avait alors trouvé à Thiberville un curé dynamique, sensible aux beautés de la liturgie classique, auprès duquel il se regroupa : l’abbé Francis Michel !Il était arrivé à Thiberville, expédié d’Evreux par Jacques Gaillot peu désireux de voir à la cathédrale évoluer un homme dont le zèle moderniste laissait apparemment « fortement à désirer »… (Thiberville, c’est géographiquement ce qu’on pouvait faire de plus loin d’Evreux dans le diocèse !)…

Lorsque l’abbé Michel y arriva, et c’est de ce moment-là que datent nos relations personnelles, il découvrit un canton totalement sinistré sur le plan religieux.Des treize ou quatorze clochers dont il reçut la charge, aucun ne recevait de messe régulièrement !…

La « messe » à Thiberville se réduisait souvent, l’hiver, à une demi-douzaine de personnes « regroupées autour d’une table dans la sacristie pour avoir plus chaud » (sic !)

Avec un zèle infatigable l’abbé Michel a visité les maires de tout son « domaine » et il a réussi à les persuader de rouvrir les églises et d’y faire le cas échéant les travaux nécessaires, sous la promesse qu’il y aurait dans chaque église au moins une messe par quinzaine ! Un pari fou, que l’abbé Michel a tenu : on le voyait à l’envie sillonner les routes du canton pour assurer partout son ministère, sans parler de la redynamisation des pèlerinages locaux, etc…Une vie liturgique où il sut, dès avant l’heure du motu propio, associer et marier d’instinct des célébrations dans les deux rites.

En cinq ans il avait rendu au canton une vie religieuse pleine et dynamique à laquelle les maires et même le conseiller général s’associaient pleinement !

La crèche de Thiberville était célèbre bien au-delà du département !

Las, vous l’aurez compris, l’abbé Michel ne s’est jamais fait remarquer par des options progressistes, il parlait du « Bon Dieu », et n’hésite pas à apporter le concours de son ministère aux célébrations royalistes. Il ne lui en fallait pas plus pour s’attirer, en toute charité ecclésiastique, la haine implacable du nouveau curé ultra-progressiste de Bernay, grand ami de Nourrichard qui l’a promu vicaire épiscopal, le père Jean Vivien dont le premier mot de pastorale était « syndiquez –vous » !

Il n’aura qu’une idée en tête : liquider ce « scandale réactionnaire » que représente ce groupe paroissial voisin de Thiberville, apparemment de surcroît devenu le plus gros contributeur diocésain, mené par un « monarchiste » trop populaire à son goût et qui selon ses propres dires « n’aurait jamais dû être ordonné » (sic !)

Et il y parvint ! Accompagnant Mgr Nourrichard le dimanche 3 janvier 2010, lors de la messe de 10h, Vivien pourra jouir de voir l’évêque annoncer aux paroissiens furieux, qui l’ont hué, sa décision sans appel : la paroisse de Thiberville n’aura plus de curé propre qui est « révoqué » et la paroisse sera jointe à un « ensemble paroissial », celui de Bernay.

Nous ne reviendrons pas ici sur les péripéties d’un recours présenté à Rome, primitivement refusé puis accepté au tribunal de la Signature Apostolique par l’entremise de son président d’alors, le cardinal Burke, qui finira…par céder aux pressions de l’épiscopat français solidaire du gauchiste d’Evreux, à la déception de tous les paroissiens de Thiberville et d’alentours…

Nous rappellerons seulement que la résistance s’organisant, avec le soutien indéfectible des élus locaux, une médiation fut alors trouvée par l’entremise de l’évêque de Lisieux : l’abbé Michel resterait « sur place » comme recteur de la petite église du village du Planquay situé à 4 kilomètres…

Certes, il n’aurait plus toutes les compétences d’un curé (ne pouvant faire de mariages par exemple) mais serait avec ses paroissiens…Et ce fut fait… La vie paroissiale de Thiberville s’est donc réorganisée à partir de cette nouvelle église au Planquay, tandis que les clochers du doyenné étaient, grâce à Vivien, désormais privés de desserte… Devant l’attrait exercé par cette « nouvelle paroisse », la municipalité du Planquay, complice, a construit un nouveau parking pour faire face à l’affluence des paroissiens lors des offices !…

Cela dure ainsi depuis six ans !… Mais aujourd’hui la haine de Vivien remonte à la charge car il quitte Bernay, muté au Neubourg…

Ni lui ni Nourrichard ne veulent que le nouveau curé nommé à Bernay ne voie cet exemple !

Pour eux, le fait, au bout du compte que Vivien déménageant, Michel reste sur le terrain, serait une victoire !

Il faut donc définitivement virer l’abbé Francis Michel du secteur ! Et c’est bien ce qui vient d’être annoncé à l’intéressé :

« L’abbé Francis Michel devra être revenu à Evreux le 28 octobre où il disposera d’un appartement.  (Il sera, après un court séjour de ressourcement en monastère, affecté au secrétariat de l’évêché.) Faute d’obéissance à cette injonction, sera requise contre lui la procédure de suspens a divinis. » Certes, il n’est pas exclu qu’une nouvelle résistance ne s’organise, mais si elle avait échouée du temps de Benoît XVI, on a bien peu de chance de voir une issue positive avec l’équipe de François !

http://thiberville-soutien-abbe-michel.hautetfort.com/

Vous pouvez envoyer vos messages de soutien à l’adresse : thiberville27@yahoo.fr

Claude Timmerman 19 / 10 /16

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